Dans le langage des fleurs l'iris est un symbole d'amour.
Messages:
Je vous le dis encore, je vous aime
Vous enchantez mes jours
. Iris blanc : Cœur tendre, je t'aime avec confiance.
. Iris bleu : Cœur tendre, je t'aime tendrement. Bonne nouvelle imminente.
. Iris jaune : Cœur tendre, je t'aime avec bonheur.
. Iris mauve : Tes yeux m’affolent. Désir de séduire la personne aimée.
. Iris rouge : Amour ardent.
· Iris flammé : Je brûle d'amour pour toi.
Le genre Iris contient 210 espèces et d'innombrables variétés horticoles
Saviez-vous
Quelle est la fleur emblématique de la royauté française ? Le lys ? Non, en réalité il s’agit de l’iris et le lys est un usurpateur …
D’après les botanistes, l’iris est l’une des plus anciennes plantes cultivées dans le monde
Il est déjà connu à Babylone et dans la Grèce antique, bien avant la naissance du Christ.
Au Moyen Age, il était l’emblème des empires germaniques.
Baptisé Arc-en-ciel par les grecs, l’iris des eaux d’un jaune éclatant, appelé lys de Clovis serait à l’origine du premier blason fleurdelisé :
Clovis, combattant contre les Wisigoths, cherchant à traverser les eaux profondes du Rhin, immobilisa son armée devant le fleuve quand soudain une biche sûrement apeurée par le bruit des soldats traversa par un gué seulement connu d’elle où poussaient des iris. Clovis descendit de son cheval, cueillit un iris en gage de sa future victoire et la fit broder d’or sur ses bannières.
C’est sous Louis VII, lors de la seconde croisade vers Damas que l’iris devenu ’’fleur de Louis’’ puis ’’fleur de Luce’’ devint le lys des rois de France.
Depuis, les rois de France en firent une fleur royale
Symbolique
Dans la symbolique, l’iris est synonyme de bonnes nouvelles. Peut-être parce que la déesse Iris était la fille de Thaumos, lui-même fils de la Terre. Plus tard, elle devint la favorite de Junon à laquelle elle n’apportait que de bonnes nouvelles. Et c’est en récompense de ses services qu’elle fut changée en arc-en-ciel, symbole du retour du beau temps. Nul endroit de l’univers ne lui était inaccessible, pas même les enfers. Elle portait une écharpe composée de sept couleurs que l’on assimila à l’arc-en-ciel. Et c’est pour cette raison que son nom fut donné à cette plante dont les fleurs peuvent être de toutes les couleurs
Enfin, Iris est un prénom retrouvé au milieu du XIXe siècle quand commença à se répandre la mode des prénoms mythologiques. Il faut surtout donné en Allemagne, en Grande-Bretagne, puis aux Etats-Unis. En France on le donne depuis quelques années. Il existe en effet une Sainte Iris.
Au Premier siècle de notre ère, Sainte Iris était la fille du diacre Philippe, disciple du Christ. Elle fut martyrisée peu après la mort de son père, à Gérapolis, en Asie Mineure.
L’iris est une fleur du printemps. Au Japon, on lui confère un rôle purificateur et protecteur. Les feuilles d’iris sont placées dans les bains, en protection du corps contre les maladies et les esprits pervers, ainsi que sur les toits des maisons en protection contre les influences pernicieuses du dehors ainsi que contre les incendies. Dans le même dessein, la plante elle-même est parfois cultivée sur la toiture de chaume. Et le 5 mai, les Japonais prennent un bain d’iris pour s’assurer toutes ces faveurs durant l’année.
Les Egyptiens considéraient l’iris comme une plante sacrée.
Aujourd’hui, l’iris des marais, à la belle couleur jaune, est l’emblème de la ville de Bruxelles, tandis que l’iris versicolore est celui du Québec depuis 1999
Chez les celtes, la légende raconte que les pièces d’or étaient nommées « les iris
Usages et propriétés :
La racine d'iris a des propriétés expectorantes, diurétiques et légèrement purgatives. Réduite en poudre, elle soulage les affections de la vessie, du foie et du poumon.
Le rhizome frais est un vermifuge et, en infusion bue avec du miel, du vinaigre ou du vin elle calme la toux et le rhume et permet de soulager les indigestions.
On en donnait autrefois à mâcher aux bébés pour calmer les gencives, un usage qui connaît un regain d'intérêt. Utilisée en cosmétique, elle exhale un délicieux parfum de violette – on l'appelait jadis "racine de violette" –, qui se développe au cours du séchage. Au XVIIe siècle, on utilisait l’iris en poudre pour les cheveux.
Aujourd’hui, l’iris est encore utilisé en herboristerie, la poudre d’iris Florentine sert de shampooing et de dentifrice. Son odeur très fine, caractéristique, a des propriétés exfoliante, fixatrice, absorbantes, adoucissantes, déodorantes, blanchissantes et est employée en shampooing sec…
En parfumerie, elle fixe les parfums.
On dit que la mode de l’iris comme parfum aurait été lancée par Catherine de Médicis.
Petites recettes :
· Pour tonifier le visage, préparer une infusion à partir de fleurs d’iris, à raison d’une poignée pour ¼ litre d’eau minérale, pendant 15 minutes. Filtrer l’infusion et transvaser dans un verre teinté, car la lumière pourrait avoir des effets destructeurs sur les principes actifs de la lotion. Cette dernière aura pour effet de resserrer les grains de la peau
· Bien nettoyer les racines puis les couper en fins morceaux. Les laisser sécher à l'air libre, au soleil, pendant un à deux mois, puis les broyer pour obtenir une poudre fine. Utiliser cette poudre d'iris telle quelle, comme déodorant, shampooing sec, et même dentifrice ou humectée avec de l'eau de rose pour nettoyer le visage.
· Un petit truc de moi, Pivoine :
La poudre d’iris, mélangée aux parfums naturels permet de fixer le parfum. Quand on fait, à Noël, des pommes d’ambre que l’on pique de clous de girofle et parfume avec les épices que l’on aime, il faut y adjoindre une petite quantité de poudre d’iris. Les pommes d’ambre conserveront plus longtemps leur bonne odeur.
· On peut aussi en remplir des petits sachets pour parfumer les armoires
DIVERS
- Très longtemps, on a taillé des petites perles dans les rhizomes secs de cette fleur pour fabriquer des chapelets et des colliers pour les petites filles
- Les pétales fanés sécrètent un liquide d’une très belle teinte bleue que les peintres appellent toujours « le bleu iris »
- chaque année on peut retrouver les iris lors du Festival de l’Iris, au château d’Auvers-sur-Oise.
(sources diverses ramaniées)