Une odeur de roses fanées
Et une odeur de foin tassé
Et voilà les jours monotones
Et voici l’ombre, voici l’automne.
L’automne, odeur de champignons
A l’orée d’un bois si profond
Que l’on n’ose s’aventurer
De peur de violer ses secrets
L’automne, univers de rêves
Que notre esprit bâtit sans trêve
Au péril de voir sans raison
Mourir ses illusions.
L’automne, c’est la pluie serrée
Qui chante sur les toits mouillés,
Les pigeons berçant de leur vol
Le cœur de Paris qui somnole.
MOI en Octobre 1965