• UN COIN DE VERDURE ET DE CAMPAGNE A LA VILLE

    UN COIN DE VERDURE ET DE CAMPAGNE EN VILLE

    UN COIN DE VERDURE ET DE CAMPAGNE A LA VILLE

    Le Sentier du Tir à Malakoff est une petite voie pavée réservée aux piétons. Il est bordé, sur sa droite, de petites maisons cachant, derrière des palissades, des jardins intimes, et sur sa gauche, de deux imposantes maisons bourgeoises nichées au pied de la barre de HLM de la rue de la Tour. 

    UN COIN DE VERDURE ET DE CAMPAGNE A LA VILLEUN COIN DE VERDURE ET DE CAMPAGNE A LA VILLE

    Le sentier du Tir a été prolongé pour faciliter le passage des piétons de la rue Ernest Renan à la rue Gambetta. Il ouvre sur un joli jardin public paysager et la crèche de 60 berceaux.

    Ce petit coin de verdure laisse penser à un brin de campagne et il est bien agréable de s’y promener, les oiseaux trouvent refuge dans les nombreux arbres, dont un catalpa immense d’une beauté rare avec ses fleurs mauves, dans la maison à lambrequins (photo ci-dessus)…

     Cette maison bien particulière laisse rêver d’une époque révolue. Les dentelures et découpures aux motifs ornementaux qui agrémentent les rives du toit de cette maison attirent l’oeil du passant.

     Apparus en France dans l’architecture urbaine à la fin du 19ème siècle les lambrequins sont des éléments de bois découpés à l’identique et juxtaposés côte à côte. Aujourd’hui, ils sont encore utilisés sur certaines petites constructions et fabriqués en série.

     Outre sa fonction décorative, de forme droite ou en vague, le lambrequin remplissait une fonction utilitaire en piégeant les eaux de ruissellement s’écoulant du toit en les faisant dégoutter verticalement en avant de la façade lui évitant l’humidité.

    Frise en bois très à la mode et largement popularisé lors des expositions universelles de Paris, le lambrequin était fabriqué en fonction de la pente de la toiture pour une esthétique maximale, les découpages parfois ajourés apportant une touche d’originalité sur une façade.

     Le lambrequin offrait une singulière décoration aux bordures de toit qu’il décorait à la façon des chalets Suisses, des villas des stations balnéaires de la belle époque ou encore des maisons exotiques des iles de la Réunion notamment.

     

    Et puis, il y a bien sur, Léon ! Voici l’histoire de Léon :

     LEON, LE BEC DE GAZ

     UN COIN DE VERDURE ET DE CAMPAGNE A LA VILLE

     Quoi de plus évocateur et de plus éloquent que cet article paru dans « Le Figaro » en 2000 pour parler de Léon ?

     « ...Il s’appelle Léon. Ce n’est ni un chien ni un chat. Ni même un cousin éloigné. C’est un bec de gaz, un vrai qui fonctionne vraiment au gaz. Lové dans une belle ruelle de Malakoff, le sentier du Tir, il a fier allure, la nuit, dispensant une lumière jaune et faible. Un phare du XIXème siècle égaré dans le XXIème, au milieu des tempêtes bruyantes de la modernité. Sur ses vitres, la sainte trinité des inventeurs de l’éclairage au gaz : le Français Philippe Lebon, le Britannique William Murdock, l’Autrichien Karl Auer. Et plusieurs dates marquant son histoire : 1785 et 1880. Etrange flambeau qui éclaire le sentier du Tir.

     Rappel rassurant du passé, sentinelle sympathique de l’histoire, pied de nez à une époque faite de rentabilité, objet paradoxal à l’heure d’internet : Léon est tout cela à la fois...Il a donc des défenseurs dans ce monde de brutes : l’association des amis de Léon... » dont l’objet est qu’il fonctionne toujours... », déclare son président Laurent Thomas qui précise que Léon brûle jour et nuit.

     Mais les souvenirs des uns et des autres ne sont plus très clairs. On ne sait même plus pourquoi on l’a appelé Léon. Les uns pensent qu’il a toujours fonctionné. Mais enquête faite auprès des services techniques municipaux, un agent assure que la rénovation de Léon date d’une quinzaine d’années : « Nous nous sommes chargés de la partie mécanique en collaboration avec Gaz de France », dit-il.

     Malakoff est décidément abonnée au gaz. Non loin du sentier du Tir, voici l’impasse Ponscarme où brûlent encore trois autres becs de gaz. « Mais attention, ils n’ont rien à voir avec Léon prévient Laurent Thomas. En effet, en service depuis seulement trois ou quatre ans, ils n’ont pas sa vieille noblesse. Un sur trois est bien d’époque mais a subi quelques conversions pour le maintenir en fonctionnement.UN COIN DE VERDURE ET DE CAMPAGNE A LA VILLE

     La nuit, impasse Ponscarme, on entend un très léger sifflement : c’est le gaz consommé par les trois (blancs) becs. Une lumière pâle tamisée, reposante. En un clin d’œil, on prend un ticket pour le siècle d’Eugène Sue. « Nous n’avons pas eu de problème pour mettre en place ces éclairages, précise Jean-Pierre Thouvenain, attaché commercial à GDF, qui fut chargé du dossier. Toutefois, les tubes en plomb ont été changés par des tubes en inox. Il a fallu monter ces brûleurs pour répondre aux normes de sécurité. Maintenant, des communes nous demandent de monter des becs de gaz pour des raisons esthétiques, notamment dans des lieux prestigieux », explique-t-on à GDF. En France, la ville de Sarlat, la place Gutemberg à Strasbourg, le château de Chantilly, les vieux quartiers de Grenoble ont ainsi été équipés.

     D’autres sont en activité à Londres, à Berlin, à Florence et même dit-on, à la Nouvelle-Orléans. Là-bas, Léon ne serait sans doute pas dépaysé... »

      Hervé Guénot

     Extrait du Figaro du 25 septembre 2000

     Petites précisions 
    Saviez-vous qu’il ne reste que deux authentiques réverbères à gaz en France ? L’un d’eux se situe àMalakoff, à deux pas du périphérique de Paris, l’autre est à Sarlat, en Dordogne.

    Lors de la conversion de 1975, tout le réseau d’éclairage public au gaz en banlieue parisienne a été remplacé par un éclairage à l’électricité sauf deux becs à gaz, situés tous deux à Malakoff, respectivement sentier du Tir et impasse Ponscarme.
    Ils échappent à la conversion grâce à l’attachement qui leur était voué par les riverains. Le réverbère de Ponscarme fut restauré et flanqué de deux copies, tous trois fonctionnant avec des brûleurs modernes à manchons renversés qui diffusent une froide lumière blanche. Cependant, Léon, le modèle du sentier du Tir a été conservé avec son bec Auer, qui continue de brûler jour et nuit afin de préserver le manchon à incandescence, qui souffrirait des contractions à chaque allumage et extinction et à éclairer le sentier du Tir Malakoff avec sa flamme saumonée et vacillante. Il est aujourd’hui entretenu par une association, « les Amis de Léon ».

    UN COIN DE VERDURE ET DE CAMPAGNE A LA VILLE 

    Pivoine


  • Commentaires

    1
    Vendredi 2 Mai 2014 à 15:59

    Tu es un puits de savoir ! Gros bisous

    2
    Vendredi 2 Mai 2014 à 17:32

    Très joli ce coin de campagne dans la ville, j'aime beaucoup ces réverbères, je trouve qu'ils dégage un certain charme romantique et poétique

     

    3
    Samedi 3 Mai 2014 à 08:46

    bel article avec de belles photos ! bonne journée

    4
    Samedi 3 Mai 2014 à 08:54

    bonjour !!! de nouveau tu me rajeunis de 10 ans !!! en effet  pour une campagnarde comme moi , je me sentais bien dans ce joli coin de verdure lorsque je séjournais la-bas !! le garage des cousins sortait dans l'impasse du tir !!en face de la porte il y avait une très jolie maison enfouie dans la verdure ! C'était aussi le sentier des crottes de chiens !!! lollllll. bon samedi .elvy

    5
    Samedi 3 Mai 2014 à 11:08

    Avec des bisous d'Alsace !

    6
    Samedi 3 Mai 2014 à 16:10

     Pour répondre à ton com chez moi , oui je connais bien Malakoff ,mes cousins y ont résidés plus de 25 ans  dans l'immeuble qui fait l'angle de l'impasse du tir et de la rue V HUGO !! la dernière fois que j'ai dormi là-bas c'était en 2010 !! nous sommes allés visiter les jardins de Bagatelle ce printemps là et le château de Versailles !! !! Je vais à  Paris mercredi prochain assister à l'enregistrement de " vivement dimanche " au studio Gabriel . Mais je retournerai volontiers plusieurs jours dans la capitale , il y a tellement de  choses à visiter !!! bon samedi .elvy 

    7
    Samedi 3 Mai 2014 à 16:56

    Très jolie présentation de ton coin de Malakoff, la campagne à la ville

    et ce réverbère est magnifique, il méritait bien un hommage

    merci pour toutes ces précisions

    Bisous bon week end

    8
    Samedi 3 Mai 2014 à 19:35

    Bonsoir,

    Sympa Léon le réverbère ... A va falloir que j'aille à Malakoff voir ce réverbère !! Passe une bonne soirée, bises, Véronique

    9
    Mardi 6 Mai 2014 à 16:41

    coucou ce petit coin de verdure a l'air magnifique et reposant j'aime beaucoup ce genre d'endroit wink2

    10
    Mercredi 7 Mai 2014 à 11:52

    Ainsi donc vous avez une rareté dans le village, je pensais que ces réverbères à gaz avaient complètement disparus !

    11
    Vendredi 9 Mai 2014 à 04:29

    Je passe vite fait t'offrir une tasse de café je reviendrais 

    je retourne me coucher essayer de dormir un peu 

    gros bisous bisous ma pivoine ***Dette***

    12
    Dimanche 1er Juin 2014 à 13:40

    très beau coin de verdure c'est vraiment très joli j'aime beaucoup ton blog

    gros bisous

    béatrice

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