• LA VEILLEE DE NOEL ET QUELQUES TRADITIONS LOCALES

     La Veillée de Noël  et quelques tradition

    Le réveillon de Noël, aussi appelé la veillée ou la veille de Noël est fêté le 24 décembre. À cette occasion on organise un repas festif au sein des familles, car Noël restant un instant magique pour les enfants, le réveillon doit y contribuer.

    C'est aussi en cette même occasion que les chrétiens se rendent à l'église pour la traditionnelle messe de minuit: Au cœur de la nuit, on célèbre le passage des ténèbres à la lumière. La célébration proprement dite commence souvent par une veillée dans l'église, où l'on met en scène la Nativité et où une statue de l'Enfant Jésus nouveau-né est apportée en procession dans la crèche. La proclamation de l'évangile se termine souvent par le chant du Gloire à Dieu.

    Une tradition datant du VIIe siècle faisait de la messe de Noël une succession de trois messes : la première messe s'appelait « messe des Anges », la seconde « messe des Bergers » et la troisième « messe du Verbe divin ». Ces trois messes étaient mieux connues sous le nom de « messe de Minuit », « messe de l'Aurore » et « messe du Jour ». Ce n'est qu'au XIXe siècle qu'on prit l'habitude de les dire à la suite au moment de la veillée de Noël.

                                                                             
     Autrefois, toute la famille - parents, grands-parents et enfants - se réunissait devant la cheminée: c'était la veillée de Noël. Les enfants chantaient des refrains de Noël et écoutaient des histoires racontées par les grands-parents, tandis qu'une bûche brûlait dans la cheminée.
    De nos jours, la bûche de Noël est symbolisée par un gâteau. Autrefois, c'était un très gros tronc d'arbre que l'on brûlait dans la cheminée. La bûche était choisie dans un bois très dur pour qu'elle brûle longtemps. Décorée de feuillages et de rubans, celle-ci était posée dans la cheminée puis allumée par le plus jeune et le plus âgé, après avoir été bénie par le chef de la famille avec de l'huile ou de l'eau-de-vie. 

    La veillée de Noël, c'était ce temps d'attente joyeuse qui précédait la messe de minuit. Un temps pensé, rythmé, conçu de façon différente selon les régions de France. Quelques exemples picorés deci delà…

     

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    Les morts sont de la fête…

     

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    Dans de nombreuses régions, il semblait naturel d'associer les disparus à la préparation de Noël puisque la " bonne nouvelle " les concerne autant que les vivants !
    Ainsi, en Alsace, on nommait " fête de la souvenance " cette veillée du 24 décembre. Le souvenir des absents y est évoqué autour du sapin, à la lueur des bougies, par toute la famille réunie.
    En Bretagne, on priait pour les trépassés dès que commençait la veillée, c'est-à-dire dès que l'on pouvait compter dans le ciel neuf étoiles, correspondant aux neufs mois d'attente de la Vierge avant la naissance du Christ. On disait que la bûche de Noël les réchaufferait et, avant de partir à la messe, on laissait pour eux sur la table du pain et du beurre.
    En Corse, on laissait aussi pour eux les portes ouvertes toute la nuit et des victuailles… qui avaient en général disparu le lendemain !
    En Languedoc, c'était un demi-verre de vin, du pain, du sel et un couteau, en signe d'hospitalité, qu'on gardait pour eux.
    Enfin, dans les Hautes-Alpes, on buvait à la santé des absents en fin de veillée.

     
     
     

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     … et les animaux aussi 
     

    Un peu partout, les animaux recevaient double ration de litière. À la fois pour les remercier d'avoir réchauffé l'enfant Jésus de leur haleine dans la crèche et en souvenir des moutons qui, avec les bergers, avaient été les premiers à venir l'adorer.
    Dans les Ardennes et dans les Pyrénées, on ajoutait qu'il fallait les laisser fêter Noël entre eux, le 24 décembre entre onze heures et minuit. L'inconscient qui aurait franchi à ce moment-là la porte de son étable aurait immanquablement appelé le malheur sur lui dans l'année…
    En Auvergne et en Limousin, la tradition affirmait que les bœufs avaient cette nuit-là le don de la parole, et qu'ils cessaient de ruminer au douzième coup de minuit pour ne pas réveiller le nouveau-né divin…

     
     

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    La bûche de Noël   
     

    Dans la majeure partie de la France, le soir du 24 décembre, on allume la bûche de Noël, qui n'est pas un gâteau mais une pièce de bois, mise à flamber le plus longtemps possible à l'image de la Lumière de Dieu.
    En Aquitaine, en Champagne et dans les Pyrénées, il fallait que cette bûche puisse flamber au moins pendant sept à douze jours, c'est-à-dire si possible jusqu'à l'Épiphanie. Les cendres étaient ensuite conservées pour protéger le foyer et les récoltes.
    Dans les Ardennes, on ne la mettait parfois à brûler qu'après l'avoir fait bénir à la messe de minuit. Ensuite, on en gardait un bout sur le buffet pour se porter chance ou bien, pour la même raison, on en jetait un morceau le jour de l'An dans le puits de la maisonnée.
    En Auvergne, on dessinait une croix sur la bûche avant de la mettre à brûler, pour protéger la famille pour l'année à venir.
    En Bourgogne et en Franche-Comté, la bûche était creusée et remplie de bonbons, fruits secs ou fleurs séchées, que les enfants devaient découvrir avant qu'on ne mette le bois dans l'âtre. Parfois, on laissait un homme veiller sur la flambée avec un fusil tandis que le reste de la famille se rendait à la messe de minuit car, si un démon venait l'éteindre, un malheur était certain.
    En Bretagne, on la décorait de guirlandes, de rubans, de houx, de lauriers et l'homme le plus âgé de la maison, à jeun depuis midi, l'arrosait d'eau bénite avant de la déposer dans l'âtre.
    À l'inverse, dans les Charentes et le Poitou, la bûche était bénie par le plus jeune de la famille. Ensuite, avant de brûler, elle était l'objet d'une lutte rituelle entre deux groupes représentant les bons anges et les esprits mauvais (qui perdaient bien sûr !). Dès qu'elle commençait à flamber, chaque membre de la famille devait venir la frapper : autant d'étincelles, autant de vœux exaucés !
    En Languedoc, c'était aussi le plus jeune de la maisonnée qui la bénissait et lui jetait du sel, du pain et du vin avant d'y mettre le feu. Là encore, ses cendres portaient bonheur.
    En Limousin, on ne la coupait que le soir même. On en en gardait soigneusement les copeaux et les cendres que l'on répandait dans les champs pour obtenir de bonnes récoltes.
    En Lorraine, la " queue " de la bûche qui dépassait de la cheminée pouvait permettre à un garçon, s'il se plaçait à côté, de signifier qu'il aimait l'une des demoiselles de la maisonnée !
    En Provence, on lui attribuait des vertus prédictives. En Touraine enfin, on plaçait une chaise près de la cheminée, car, disait-on, la Vierge venait parfois se chauffer à la bûche de Noël pendant la messe de minuit.

     

    LA VEILLEE DE NOEL ET QUELQUES TRADITIONS LOCALES

     Le grignotage de la veillée 

    Les veillées étaient aussi l'occasion de chants, de jeux, de rires… et d'un premier et frugal repas de fête. Dans les Ardennes, on mangeait ainsi des gaufres, des brioches et des " bourdes de Noël ", tandis qu'on éclairait la pièce avec des morceaux de sucre recouverts d'alcool et mis à flamber.
    En Auvergne, c'était une grosse brioche qu'on se partageait auprès des bougies allumées. En Bretagne, des pains ronds, des crêpes chaudes et des verres d'eau. En Languedoc, un excellent vin accompagné de fruits confits, ou parfois un bon repas mais sans poisson ni viande. Dans les Pyrénées, le plat traditionnel de morue sèche salée, en ragoût.
    Dans tous les cas, il ne s'agissait que de dîners légers : le grand repas de fête n'était prévu que le lendemain, le 25 décembre, véritable jour de Noël.

     

    Marie-Odile Mergnac, auteur du livre "Les Noëls d'autrefois". Et Pivoine

         

     

  • Commentaires

    1
    Mardi 23 Décembre 2014 à 10:15

    Très bel article pour évoquer ces jolies traditions gros bisous !

    2
    Mardi 23 Décembre 2014 à 11:16

    Bonjour Pivoine,

    De belles traditions. Merci pour ton article. Je te souhaite une très bonne journée, grosses bises, Véronique

    3
    Marie-France
    Mardi 23 Décembre 2014 à 16:36

    Bonjour Pivoine


    Merci pour les explications de ces traditions. Je te souhaite un Joyeux Noel.

    4
    Mercredi 24 Décembre 2014 à 09:37

    Dernière ligne droite ! bonnes fêtes ! bisous

    5
    Mercredi 24 Décembre 2014 à 10:52

    Gros bisous !

    6
    Mercredi 24 Décembre 2014 à 16:09

    A toi aussi...

    Bonne soirée. bizzzzzz.)

    7
    Jeudi 25 Décembre 2014 à 11:59

    ♪ ♫ • * ¨ * •. ♥ ¸¸. • * ¨ * • ♫ ♪ ♪ ♫ • * ¨ * Joyeux •. ♥ ¸¸. • * ¨ * • ♫ ♪ ♪ ♫ • * ¨ * Noel •. ♥ ¸¸. • * ¨ * • ♫ ♪

    8
    Vendredi 26 Décembre 2014 à 07:25

    Il n'y a que toi pour faire d'aussi magnifiques articles. Comment s'est passé ton Noël ma Pivoine chérie ? Gros bisous

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